|
retour
Home page magazine
|
|
LES LONGBOARDS EN BALSA(4)
<<<<PAGE
PRECEDENTE<<<<
SHAPER
LE BALSA : UN METIER D’ART
Il
existe quatre procédés de fabrication qui répondront à des
demandes bien spécifiques : en balsa plein, en balsa creusé
ou cloisonné, placage
de balsa sur polystyrène.


|
La première option demandera de coller
ensemble plusieurs poutres de balsa entre une ou plusieurs
lattes de bois. Le pain de balsa ainsi obtenu pèsera
environ 10 à 11 kg pour
un 9’ trois
lattes.
Deuxième
option : afin de réduire considérablement le poids, on
adoptera le procédé dit « chambering ». Après avoir
dégrossit le shape, on découpe la planche sur sa longueur en six
ou sept morceaux. On enlève alors environ 25% du cœur de chaque
nouvelle poutre. Puis on recollera ces dernières entre des lattes
de bois créant ainsi de nouveaux joints de colle. Il est à noter
que cette technique allège le poids du longboard sans pour autant
lui ôter ses qualités de résistance et de rigidité.
Troisième option : certains
shapers,
comme Skip « Andres » Kozminski, ont opté
pour un assemblage type « aile d’avion » :
l’intérieur de la planche ressemble alors à un système
de cloisons assemblées pour former le squelette du futur
longboard. Ils utilisent une scie à ruban afin de débiter
des plaques en balsa de 1,6 cm d’épaisseur qu’ils
colleront sur le pont et la carène de la planche. |
Pour être complet, nous parlerons
de la quatrième option qui consiste en une combinaison de
mousse polystyrène et de balsa. L’objectif est le gain
de poids : un 9’
ne pèsera plus que 7 kg. Il s’agit d’un placage de
balsa de 20 mm sur un pain de mousse ; des rails en
balsa de 25 à 30mm donneront une force et une longévité
supplémentaires.
Après avoir assemblé le pain de
balsa, le shaper pourra dégrossir la planche à l’aide
d’un rabot électrique. Mais celà ne représente que
20% du travail puisque le balsa, bois tendre par
excellence, n’autorise que la râpe et le papier à
poncer pour un travail précis et de qualité. Mais là ne
s’arrête pas le travail du shaper car ce qui fait la
beauté du longboard, c’est le contraste entre la
couleur de ses lattes (Cèdre, Red Cedar, Acajou ou Séquoia)
et celle du balsa. Le nose ainsi que le tail pourront être
renforcés par un travail d’empiècements qui rajoutera
un agréable design à la planche.
|

|
L’étape
finale sera la stratification : il utilisera une fibre légère
et de la résine polyester ou de l’époxy. Le polissage de la
planche fera alors ressortir toute la beauté du bois. L’esthétique
de la planche pourra être soulignée par une dérive bois en
paulownia ou red cedar.
D.
Lartigau
<<<<PAGE
PRECEDENTE<<<<
|
|
|
|